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Pour moi tout est dit dans le site
Bernard





Mon.histoire
Mon histoire Je suis le 8 Avril 1944.J'avais tout juste 18 ans quand j'ai quitter mon pays ,mon quartier,mes amis.Nous habitions 31,bd de Champagne a B.E.O . Et voila que le 17 octobre 1962 notre choix,par force,s'est porter sur la valise .Il est 18heures Le Président de Cazalet largue ses amarres ,je revois mes Parents ,chacun avec leur mouchoir séchant leurs larmes,et agitant de toutes leurs forces ce mouchoir pour dire "Adieu" a Alger la blanche .et regarder une derniere fois notre beau pays.Du bateau, nous faisons un dernier coucou a Notre Dame d'Afrique.Le lendemain vers 13h nous voila arrivés a Port-Vendres,ou des amis partis avant nous ,nous attendez.A 18 ans on ne réalise pas bien .Aujourd'hui, a 64 ans j'ai une nostalgie qui m'envahie de plus en plus fort car helas mes Parents ne sont plus la pour parler du passé.Je participe aux rassemblements P.N a Rognes et Uzes a la recherche de gens ,d'amis .Internet m'a permis de visiter des sites,de connaitre des Amis(e)que nous rencontrons assez souvent.Voila mon histoire, comme biens d'autres j'ai épouser une Patos qui m'a donner trois enfants et et cinq petits enfants.Mais aucune chose ne refermera ma blessure jusqu'a la fin .Pour ce qui lirons mon histoire , Je m'appelle Attard louis peut-etre que quelqu'un me reconaitra inch'alla. P.S j'ai connu des gens du nom de KAISER ,cité Fontaine Fraîche
Mon é-mail loumichatt@yahoo.fr




Mon.histoire
Mon histoire Je suis née en 1951,mes arrières grand-parents maternelles ont émigré sous Napoléon -3,mon grand père aimé jules Gipoulou est née à L'arba, ma grand mère née Villalonga Marie est née à Rouiba , ils ont donné naissance à ma maman Paule Gipoulou ,qui s' est marié en 1939 avec Andrès Charles qui est mon papa mécanicien rue des quatre bassin à L'arba. Je les remercie de m' avoir donner la vie dans ce magnifique pays qui est L'Algerie,L'arba se situe aux pieds des montagnes dans la plaine de la Mitidja à 18 kms de Maison-Carré. J 'ai vécu dans ce village avec mon insouciance d' enfant jusqu' à l 'âge de 11ans et le mois de Juillet 1962 jour de l 'indépendance Algérienne,ce fût l 'enfer de se voir cloîtrer nuit et jour chez soi et voir derrière les persiennes la fantasia qui se déroulait dans les rues du village , mon Père pris la décision de faire un cadre pour réunir ses outils de mécanique et quelques meubles et objets de famille . Mes voilà il a fallu encore attendre un an pour des raisons financières pour pouvoir prendre le départ pour la France s' était le 22 Août 1963. Nous voila parti avec la Peugeot 203 camionnette chargée de caisses en direction du port d'Alger ,nous avons mangé à la¨Pêcherie sur le port une dernière fois ,j' avais le regret de quitter la ferme de mes grands parents , et le garage de mon Père et un goût amer de ne plus voir tous mes copains d 'école . Il était 14 h nous avons embarqué sur le Kairouen un paquebot magnifique déjà bonder au bastingage et beaucoup de personnes âgées étaient en pleure. Un officier marin nous accueille en regardant nos billets et il dit pont n°2 ,c' est à dire dans la soute ou les gens étaient entassé les plus âgées sur des chaises longues et les autres sur des valises et certains à même le sol ,moi j' ai eu le mal de mer toute la traversée. Arrivée à Marseille après quelque vérification d' usage ,nous récupérons notre véhicule chargée,et pris la direction du Vaucluse pour rejoindre maman Mischler avec ses 3 enfants et mon petit frère Philippe qui venait de naître d' une famille recomposée avec mon Père. Je garde que de bon souvenir de cette période malgré les événements et aujourd'hui je garde la nostalgie de mon merveilleux pays
Andrès Edmond




Mon.histoire
Mon histoire née a Yakouren en algerie en 1954 mon pere Roland Mischler mort pour l'algerie française en 1957 enterrer au cimetiere boulevard brue a Alger ainsi que mon oncle Rene Ferrari nous sommes rentrer en france en 1962 avec le bateau le casalais nous avons atteris dans un centre d'acceuil a bollene comme des pestiferes j'etait jeune mais je me rappelle cet episode de mon enfance ou ma mere avec ses 3 enfants quitter son alger et surtout la tombe de mon pere aujourd'hui c'est sa fête et je ne sais meme pas a quoi ressemble sa tombe lorque je vois vos photos elles resemblent aux notre sauf que de mon pere je n'en est pas beaucoup j'aimerai voir ou je suis née et ou j'ai vecut ect...mais helas je me souviens des villes alger, l'arba ,sidimoussa,dellys,mustapha,j'ai commencer le genealogie mais je n'avance pas tres vite je voudrai laisser a mes enfants un bout de mon enfance,fellicitation pour votre site on se sent moins seul dans la nostagie de l'algerie heureusement qu'il existe des gens comme vous pour nous faire decouvrir en images un bout de notre passé je vous en remercie et je viendrai encore sur votre site avec une immense joie merci encore
Patricia




Mon.histoire
une histoire comme toutes les autres. Mes parents m'ont fait partir avant eux car j'avais assisté à un assasinat et ils voulaient me mettre à l'abri. Alors, j'avais 10 ans et je suis partie avec des voisins. J'ai laissé mes parents sur le quai et pour la première fois j'ai vu mon père pleurait. J'avais si mal parce que j'étais une enfant tellement aimée. Puis nous avons été installés dans les cales et le bâteau a quitté le port avec autour des petites embarcations qui nous ont accompagnés jusqu'à la sortie du port, les gens pleuraient et chantaient ce n'est qu'un au revoir Alger, j'avais beau être une enfant je savais que quelque chose se brisait. j'ai été malade durant la traversée et un jeune homme s'est approchée de moi pour me demander comment j'allais, j'étais seule sur le pont et je n'oublierai jamais sa gentillesse, j'en parle parfois encore aujourd'hui. il y avait avec moi un petit copain du quartier et nous avons, malgré l'interdiction, visité le bâteau. Après l'arrivée, les sandwichs, les boissons, le parkage. Quel souvenir douloureux. Seulement 2 mois après l'indépendance mes parents ont pu rejoindre la France et les nouvelles étaient rares et j'avais si peur. Après, ils ont recommencé tout, ils avaient changé et moi j'avais grandi un peu trop vite durant ces 2 mois. la blessure n'a jamais cicatrisée et aujourd'hui qu'ils ne sont plus là, c'est mon héritage, mais aussi ma fierté. Il ne faut jamais oublié et surtout ne jamais rien renié. Nos parents ont tellement cru que tout était encore possible.. Alors il faut que la nouvelle génération sache qui ils étaient.
Monique de Bordeaux




Mon.histoire
J'avais 3 ans lorsque nous avons pris le bâteau, mon père, ma mère, ma soeur aînée et moi-même avec dans nos bagages nos 2 chats. Ce sont les manifestations et les violences faites dans les quartiers ainsi que les avertissements de certains voisins arabes qui ont décidé mes parents à quitter le sol natal. Les horreurs, les angoisses, la déchirure, le déracinement, je n'en garde aucun souvenir. Grâce à DIEU. Je n'ai aucune nostalgie de ce pays qui m'a vu naître car je ne le connais pas, mais je comprends mes parents et ma famille lorsqu'ils parlent, avec cet accent et cette façon de tourner les phrases typiquement pied-noir, de leur beau pays et de leur jeunesse...Souvent, j'ai entendu les noms des quartiers de Bône et d'Oran, les noms des voisins etc...et j'ai imaginé, à travers les récits, la vie d'avant. Oui, car il y a eu la vie d'avant et après. Et entre deux, cette immense déchirure. Les familles, les amis, les voisins, dispersés aux quatres coins de France... et pour couronner le tout, un accueil des métropolitains pas toujours sympathique. Les années ont passé, le temps fait son oeuvre, les anciens ne sont plus là pour raconter leur Algérie mais je sais que dans sa terre reposent les os de mes ancêtres depuis la moitié du 19ème siècle. Bientôt il n'y aura plus de pied-noir; juste des enfants de... Il faut que les générations suivantes sachent que nous avons subit une exode, que l'on nous a privé de nos racines et qu'en 1962 notre seul choix était "la valise ou le cercueil".
Brigitte




Mon.histoire
j'ai étais évacuée de l'hôpital de Mustapha à alger sur Bordeaux le 6 juillet 1962 attachée sur un brancard dans un avion militaire, un Noratlas, sans bagages avec seulement les vêtements que je portais, j'avais 19 ans et je suis une rescapée de la fusillade du 26 mars, je souffrais énormément de mes blessures, mais ma plus grande souffrance c'était de partir en laissant mes parents à Alger,seuls, face à leur chagrin d'avoir perdue ma soeur victime également de ce massacre, j'avais peur de ne plus les revoir, mais il fallait que je parte pour me faire soigner il n'y avait plus de medecins dans les hopitaux, je ne pleurais pas mais j'avais tellement mal. De plus les enlevement étaient tellement fréquents et pendant les jours qui ont suivis l'indépendance nous avions attendu,cloitrer dans l'appartement ayant peur à chaque rafales.Je suis arrivée à Bordeaux directement à l'Hopital Saint André, ou l'accueil des soeurs de Saint Vincent de Paul à était très humains, jusqu'au 14 juillet je n'ai pas eu de nouvelles ni de mes parents ni de mes deux plus jeunes soeurs qui étaient en Dordogne. Le 14 juillet je recevais un télépramme, il était enfin à Marseille.J'ai pu enfin les revoir ainsi que mes soeurs dont je n'avais plus de nouvelles depuis juin. Toutes ma famille a vécu pendant de long moi à l(hotel, jusqu'à ma sortie de l'hopital le19 decembre ou j'vais du subir d'autres opérations. Mes parents ne se sont jamais remis de la mort de ma soeur et nous avons eu une vie très triste,penible. Je n'ai jamais pu les quitter, ils sont restés près de moi toute leur vie. Ils resposent maintenant près de ma soeur que nous avons pu faire venir en 1970 à Marseille, pour qu'ils puissent être enterrés face à Alger.
FERRANDIS Monique




Mon.histoire
Mes grands parents maternels étaient installés en Algérie depuis 1870-1875. Ils arrivaient de Haute Savoie. Mon père est arrivé en Algérie où il a connu ma mère. Ils se sont mariés et ont eu 4 enfants nés dans l'Est Constantinois. Nous vivions dans un village minier où les mots "colons", "colonialistes, "exploiteurs" étaient inconnus.... Après de longues années de dur labeur, nous avons dû abandonner notre terre natale et partir en emportant nos souvenirs et ... deux valises. A notre arrivée à Marseille, personne pour nous accueillir ou nous consoler...L'accueil en Métropole fut "glacial". Il nous a fallu de longues années pour commencer à nous habituer.... Nous n'oublierons jamais ce qu'il a fallu entendre et endurer... Merci à ces français bien intentionnés qui nous considèrent encore comme des "étrangers".
Guy




Mon.histoire
En 1962 j'étais militaire et j'ai eu une permission pour ramener ma mère et ma grand mère que j'ai pu loger dans un tout petit logement sans chauffage, dans la banlieue de Toulouse, avant de rejoindre mon unité en Algérie. En octobre je suis rentré avec mon régiment sur Rouen ou j'ai passé le terrible hiver 1962/63 avant d'être libéré au printemps. Mais ma grand mère, elle n'a pas résisté et est morte de froid,en février dans la nuit au côté de ma mère car elles dormaient ensemble pour se réchauffer. Ce n'est pas bien gai, ce que je vous raconte mais je n'ai pas été le seul à vivre ce genre d'événements Je suis originaire d'alger, plus précisément du quartier meissonier( là où habitait Martial Ayela,de l'orcherstre de Radio Alger).
René




Mon.histoire
Je suis partie d'Alger à l'age de 15 mois,mes parents tenaient un magasin de glaces, cornets de frites La PAQUITA. Depuis que je suis en France je suis consideré comme une étrangère, pourtant les seuls souvenirs que j'ai m'ont été transmis par ma famille, arrivée en France nous avons atterie dans le 93 mes Parents n'avaient jamais connu de telles temperatures, nous sommes rentré comme beaucoup une main devant une main derrière.Il leurs à fallu tout reconstruire, et faire face au racisme qui regne envers les Pieds Noirs. Je me sens déraciner ici, je sais que je vient d'ailleurs et que notre parler notre culture est importante. Je suis fière d'etre Pieds Noirs mon seulregret n'avoir pas connu mon pays dorigine.
Sophie




Mon.histoire
Que de nostalgie : juin 1962 Je suis née en 1946, donc je n'avais que seize ans, seize années d'une toute jeune fille, jeune fille élevée près de ses parents, en toute innocence !!! puis je suis arrivée, désorientée, parents malades de quitter leur ALGERIE, de quitter leurs amis(ies), de quitter leur souvenirs, leurs enfants, leur PATRIE !!!! Oui en partant c'était la valise ou le cercueil : je m'en rappelle bien - quel désespoir pour nos parents : l'exil tout simplement Mon père était Corse : le premier exil - puis départ vers l'Algérie (deuxième exil) - ce ne fut pas facile : la maladie a pris le dessus : le désir de mourir : le désir d'oublier - Mais non : ils ont survécu et ils ont repris le travail : ils ont élevé huit enfants qui ont tous rejoint la FRANCE comme on disait : des familles, toutes dispersées : quelle tristesse : et il a fallu recommencer : aller là où le travail les appelait et ce fut la MOSELLE : je suis restée avec eux : je leur ai donné tout l'amour que je pouvais et ils reposent tous les deux aujourd'hui sur cette terre d'accueil : je ne peux que leur souhaiter le repos éternel - Je ne peux que les remercier : j'ai reçu une bonne éducation, la sagesse et la tristesse des souvenirs !!!! Blessée à jamais j'ai continué mais jamais je n'oublierai l'ALGERIE de mon enfance, jamais je n'oublierai les miens qui reposent sur cette terre !! Merci pour votre site - que d'émoi et de nostalgie - aujourd'hui, pour moi, il y a 61 années qui ont sonné à ma porte et comme vous je rends HOMMAGE à mes parents - Qu'ils reposent en PAIX -




Mon.histoire
2 juin 62 depart de mon epouse avec mon fils agé de 2 ans,vu les evenements j'ai du les faire evacuer par l'armée.le 24 du meme mois depart d'alger avec mon oncle grace a un arabe pro Algerie francaise qui avait pu nous procurer deux place d'avion sur la Sabena.Les CRS nous interdisant de renter a l'aeroport avec deux valises,nous sommes allé avec mon oncle jeter une valise chacun a la mer avant de pouvoir retourner prendre l'avion,auparavent nous avion basculé la voiture une 203 dans le port.A midi ce jour nous ne touchions plus le sol Algerien. Tres dur depart mais l'arrivée sur le sol francais a eté encore plus dur par l'acceuil qui nous eté reservé,Je m'en souviendrais toujours et ne l'oublirais jamais et dire que nous pieds noirs nous nous considerions comme francais. NI OUBLI NI PARDON
Emille.




Mon.histoire
BLANCHEUR - BEAUTE
Du bateau qui m'emportait,vers l'horizon loin d'ALGER j'ai voulu d'un seul regard ,englober ALGER.Immortaliser sa beauté, sa blancheur qui s'étalait.Face au bateau qui s'éloignait ,c'était ALGER .J'avais mal car je savais que jamais je n'y reviendrais.Beaucoup d'entre nous détournaient les yeux d'Alger,ou dans les cales se réfugiaient pour pleurer, et ne pas voir ce qu'ils laissaient ALGER.Pour certains il fallait à tout prix admirer une dernière fois ALGER avec les yeux embués.Ces larmes qui tristement, amèrement coulaient, car peu à peu on s'éloignait d'ALGER qui de plus en plus petit se faisait .Quand je n'ai plus vu sa beauté,mes yeux continuaient à chercher...En vain... Hélas ...car désormais , seule ma mémoire peut retrouver.....ALGER SA BLANCHEUR SA BEAUTE ! que jamais je ne reverrais.
Sintes Bertin Isabelle (I.B.S.)




Mon.histoire
Mon départ d'Alger, évacuée en urgence par la croix rouge le 28 JUIN 1962, sur le Ville d'Alger, en direction de Toulon où nous fûmes reçus 2 jours plus tard dans une famille d'accueil durant 3 mois. Le temps que mes parents trouvent où se loger car ON ne voulait pas louer aux Rapatriés ou plutôt sans faire de mauvais humou aux "rats pas triés". Mes parents ont souvent entendu cette phrase...Mes parents avaient dû se cacher dans les soutes, en ayant eu à peine le temps d'emporter 2 grandes valise et de monter sur le pont pour dire au revoir ou plutôt ADIEU à ALGER LA BLANCHE, ville splendide, considérée à l'époque comme la plus belle baie du monde après celle de Rio !!!Nous ne sommes jamais revenus: mon Père avait peur, moi,inconsciente un peu moins avant la folie meutrière d'il y a 15 ans. Je me disais toujours que j'allais profiter d'un voyage d'un artiste afin d'avoir une certaine sécurité avec Jean-Claude BRIALY j'aurais adoré...Roger HANIN ne veut plus y retourner.. Qui reste-il ? BRUEL et les autres, je ne sais pas, j'ai quand même peur pour ma sécurité. Ma Mère me disait "On a pas réussi à se faire tuer à l'époque et toi tu retournes ? elle était tellement angoissée que je n'y suis pas allée. Cependant TOUT n'est pas exclus!....Ce 28 JUIN 1962, je pleurais car je devais laisser ma nouvelle patinete à pédale toute neuve de mon anniversaire récent...Ma chienne GYPSI qui avait 7 ans comme moi, imposible de la laisser, c'est mon oncle GARCIA qui a traversé l'Algérie d'est en ouest, de Constantine à Alger, pour la faire partir avec lui en avion et je l'ai retrouvé 1 mois plus tard. Elle nous a quitté à 17 ans et depuis je n'ai plus jamais cessé d'avoir des chiens;j'ai une passion pour eux. Puis ce fût MARSEILLE, TOULON et PARIS et beaucoup de souffrances, de malheursmais je suis toujours debout à 52 ans. BON COURAGE A VOUS TOUS POUR CONTINUER LE CHEMIN IL LE FAUT? DANS LE SOUVENIR MAIS AUSSI DANS LA VIE Cher BERNARD A bientôt de vous lire TOUS et MERCI
MANES Marie-Claire"




Mon.histoire
TRISTE JOUR ENSOLEILLE DE JUILLET 1962
Après avoir dit au revoir à mon grand-père, Emile Perez, qui devait rester encore quelques temps en Algérie pour fermer le Centre Emetteur d'Ouled Fayet dont il était chef de centre, nous nous dirigeons ma grand-mère, ma tante avec la chiennne Rita (que nous avions recueillie après la disparition de mon oncle) et moi vers les grilles de l'Amirauté d'Alger sous un soleil de plomb. Nous sommes bien en avance et la foule commence à arriver pour embarquer. Les grilles tardent à s'ouvrir, les gens poussent et nous nous retrouvons presque étouffées contre les grilles. J'avais 9 ans mais je peux entendre encore les cris de tous ces pieds-noirs :"Ouvrez, ouvrez !" Ma tante, enceinte, a du mal à tenir debout. Et puis tout à coup les grilles s'ouvrent et la foule déferle vers le bateau. Nous avons des places en première classe mais nous nous retrouvons à fond de cale sur des chaises longues. Entre temps, il a fallu amener Rita, dans les cages prévues pourles animaux. Pauvre Rita, chienne de l'armée et toujours chouchoutée : je revois ses yeux de berger allemand affolés et avec ma tante nous pleurons. Elle parcequ'elle quitte la terre de ses ancêtres et parcequ'elle a perdu son mari et moi les larmes me coulent le long des joues : je suis perdue. Après une dernière caresse à notre petite amie, nous redescendons dans la cale pour retrouver ma grand-mère, Dominique Perez, angoissée et déjà malade sur ce bateau maudit. Nous montons sur le pont pour prendre l'air et le bateau s'éloigne. Comment oublier, dites-moi comment oublier ces mouchoirs blancs qui s'agitent pour dire adieu à un ami, un parent ou tout simplement pour rendre un dernier hommage à notre pays. Et ces larmes, de tous côtés des larmes.Et puis ceux qui ne pleurent pas mais qui n'ont plus assez de forces pour réagir. Alger la Blanche s'éloigne mais comme une enfant de 9 ans je n'y prête pas plus attention que cela. Comme je le regrette depuis. La traversée se passe mal.Il fait une chaleur infernale et la plupart des gens sont malades et moi, je n'y échappe pas. Avec ma tante nous faisons des visites régulières à Rita. Et puis le jour suivant Marseille se montre à nous. Cela me donne l'impression que le bateau a fait demi-tour dans la nuit et qu'Alger me sourit : mais non ! Nous descendons du bateau et nous nous retrouvons des milliers dans un grand hangar où l'on nous dirige vers nos destinations respectives et c'est là que pour la dernière fois j'ai revu ma meilleure amie de classe. Voilà, nous, ma grand-mère, ma tante, Rita (sans son maître qu'elle adorait) et moi nous devons à reapprendre à vivre comme des milliers d'autres pieds-noirs. Je me souviens comme si c'était hier.
Martine DUPOUY-BOUSSAUD




Mon.histoire
Moi aussi, un jour, j'ai pris un grand bateau blanc. J'ai vu s'éloigner la ville blanche. Je revois encore ma mère et mon père en pleurs, restés sur le quai. Quand l'horizon est devenue mer bleue, que la blancheur de la ville a disparu, j'ai aussi baissé les yeux pour pleurer en silence. Bizarre, je pleure encore et toujours, l'Europe est loin de l'image que je m'en faisais. Le rêve est devenu cauchemar. Avec l'âge, se rendre compte qu'on a fait fausse route en quittant les siens, en perdant son identité, pour des rêves qui n'ont jamais vu le jour, on finit par se vider de l'intérieur. Ailleurs, étranger on est, étranger on reste ! Je suis partie en 1980. Malek Haddad a écrit : " Je suis parti en trombe, je reviens goutte à goutte". Je revois en 1962, mes parents embrassaient leurs amis pieds-noirs, je revois des mains qui se tordaient et qui se cherchaient et se tenaient avec désespoir. Ils ont tout bradé, tout laissé. Ma meilleure amie m'a manquée longtemps, longtemps après. Mais on était tous voués au silence, on n'avait pas le droit de le dire. Voilà, la Fatima que je suis, s'est aussi déracinée, a aussi quitté les siens, sans jamais trouvé sa place ici (en Europe) Elle aussi a laissé les siens s'en allait un à un sans jamais pouvoir pleurer sur leurs tombes. Comme je vous comprends.




Mon.histoire
Ressemble à tant d'autres. Mais il faut bien l'avouer, ce n'est pas très gai des au revoir ou plutôt des adieux. Nous avons quitté Alger, ma mère, ma grande soeur de 15 ans, mon petit frère de 6 ans et moi le 4 août 1962. Quant à mon père, il avait déjà était rapatrié par la Croix Rouge, sur un bateau hôpital, (je ne sais pas si c'est le terme exact?). Mon pére, venant du midi de la France avait des origines auvergnates de part son père et corses de part sa mère. Papa s'est amouraché de cette terre et de ma mère d'origine espagnole qui vivait en Algérie depuis plusieurs années. Son père, mon grand-père, était maçon. Il devait travaillait dur pour faire vivre sa famille et pour un salaire de misère. Non, il n'y avait pas que des riches en Algérie! Pour en revenir à mon père, ancien militaire, il travaillait comme comptable à la SPI. Après avoir eu de graves problèmes de santé, papa était désormais hémiplégique. En fait, en plus de la guerre, au sein de notre famille, nous avons dû également faire face à la maladie de notre père.(Certains vont encore penser : "arrêtez de vous plaindre, ou arrêtez de pleurnicher"). Mais moi, personnellement, je n'ai pas le sentiment de me plaindre et encore moins de pleurnicher. Pendant de très longues années, je n'ai jamais évoqué mon enfance. Cela fait bien peu de temps que je commence à m'épancher et avec l'âge je réalise que j'ai eu tort. Surtout, que je n'avais rien à me repprocher. Donc, en ce qui concerne mon départ, nous avons embarqué ce "fameux jour" sur le Kairouan. Je me rappelle qu'on nous avait distribué des chaises longues. Et notre traversée s'est passée... sur le pont. Je me souviens surtout que j'étais très malade. Je pleurais car j'avais la nausée à en crever. J'ai toujours eu le mal des transports. Lorsque nous sommes arrivés à Marseille nous avons pris le train pour la Haute-Savoie. Mais, là, c'est le grand trou noir. Je ne me souviens plus du tout de cette partie de mon voyage. A la gare nous attendaient mon oncle, ma tante, ainsi que ma cousine et mon cousin qui avaient pratiquemment le même âge que ma soeur et moi. Par contre, j'ai eu la chance d'être bien accueillie en France. Faut dire que ma tante, la soeur de ma mère, vivait dans cette région depuis plusieurs années et je pense que cela a dû nous faciliter bien des choses. Ah oui, lorsque ma mère a récupéré notre cadre de déménagement, il avait été ouvert. Il nous restait pratiquemment plus rien! Tout avait été volé! Maman a dû repartir complètement à zéro, avec 3 enfants à charge et un mari malade. Et après on dit que les Français d'Algérie étaient des nantis. Mais la mer me manquait énormément. Par la suite, j'ai fait la connaissance d'un breton qui devint mon mari. Et, quand il me proposa de venir nous installer en Bretagne, j'ai dit oui avec enthousiasme. Cela fait mainteant presque 30 ans, que je vis dans cette merveilleuse région que j'adore. Voila mon histoire. Il ne faut par croire que je suis triste en l'écrivant. Les épreuves forgent peut-être un caractère, je ne sais pas? Mais moi je suis ainsi. C'est sûr, parfois il y a des coups de blues, mais j'essaye tout de même de garder dans mon coeur le soleil de là-bas.
Gislaine de Bretagne.




Mon.histoire
C'est banale de la raconter, pourquoi? avoir l'air de pleurnicher? Je veux que nous puissions retrouver notre dignité.Mon départ? comme les autres! MON ARRIVEE EN METROPOLE? LE MEPRIS, LA HAINE,"style a Marseille sur des murs, DEHORS LES SAUTERELLES. J'aimerais davantage, lire et entendre des soulèvements, des cris de colère, contre ce fameux socialiste, gaston deferre,( qui ne mérite pas son nom en majuscule)qui a dit, "que les PIEDS NOIRS AILLENT SE FAIRE VOIR AILLEURS".Notre drame, est que nous avions "des papiers", et pire encore, nous étions Français, et encore plus, nous aimions la France. Si l'on en juge par les faits, les discours d'aujourd'hui, cela parait alors comme une grande faute de notre part, une erreur. Clamons haut et fort, que quelques années avant notre "rapatriement", nos pères, nos frères, les hommes de chez nous, accompagnés de ceux des Africains, qui alors aimaient notre pays, sont venus combattre contre l'ennemi, ici en métropole, et que des grAndes batailles ont été remportées, par eux. Luttons tous ensemble, pour que cela se sache, que ces enfants métropolitains, que ces tristes dirigeants ont trompés, sans vergogne, nous faisant passer pour ce que nous n'étions pas, connaissent la vérité. Arretons de passer notre temps à pleurer, meme si nous en avons les raisons, et portons a l'époque d'Internet, la vérité aux Français. Montrons leur les photos des massacres etc, arretons de pleurer chacun sur l'épaule de son voisin PIEDS NOIRS. C'est ainsi, que nous préserveront "NOTRE MEMOIRE" celle que les dirigeants peu glorieux de cette France, veulent qu'elle soit oubliée, et nous rentrons dans leur jeu.Je suis tellement révolté, que je doutes que ce message soit affiché. A tous, mes amitiés.




Mon.histoire
j'ai quitté Alger, j'avais 5 ans en 1962 sur le KAIROUEN, bien que née à Tlemcen, la vision de ce gros bateau blanc,vu de mes 5 ans, et tous ces gens accoudés qui pleuraient....... Nous sommes partis avec ma mère, ma soeur, une cousine à ma mère et sa fille, bébé. Mon père lui n'est parti que plus tard sur un bananier..... Depuis, à chaque foi que je vois un paquebot blanc, mon coeur se pince ! et je fouille ma mémoire à la recherche d'un souvenir, de ce trajet sans fin ou nous courrions dans les coursives avec ma petite soeur, et ma mère qui restait prostrée dans sa cabine.....




Mon.histoire
Le plus affreux départ !
Depuis plusieurs jours, plus rien n'allait. Notre école le CETC a été mitraillée, faisant deux blessés, des élèves, dont Claude C. , mon meilleur copain ! L'école fut fermée? le Concierge et notre Directeur ont subi des violences? plus tard . Puis à nouveau il faut se rendre au lycée de garçons de Belfort ? mais quel danger ! sur tout que nous devions passer près du cimetière musulman, pour y arriver : Lavigerie, Bellevue, quartier des Cinq Maisons. D'ailleurs un jour avec ma camarade, Geneviève, nous avons pris peur, il y avait une voiture qui a essayé de nous poursuivre, c'est vrai qu'il venait d'y avoir plusieurs corps enterrés?suite à des évènements ; nous avons eu juste le temps de rentrer dans un café à Bellevue, pour se mettre à l'abri. A la suite, nos parents ont décidé que nous n'irions plus au Lycée? Trop de danger? puis les écoles ont fermées partout. Les examens ont été annulés pour certains, dont le nôtre. Les journées paraissaient longues, surtout que tous les jours nous apprenions que les copains, copines, amis (es) les uns, les autres prévoyaient leurs départs? vers des terres inconnues : La France, L'Espagne où ? bien plus loin encore. Certains allaient dans leur famille, mais d'autres dans l'inconnu? Ce fut le tour de mon frère Georges, âgé de 19 ans en début Juin. Il devait rejoindre la caserne, à une date donnée? car tous les jeunes, à partir de 18 ans, ne devaient plus rester en Algérie. Ils ont été envoyés pour certains en France et les autres, en Allemagne. Georges se retrouva à Dusseldorf en Allemagne. Mes parents travaillaient tous les deux, Maman avait écrit à des amis, qui habitaient Pau (dans les Basses-Pyrénées aujourd'hui les Pyrénées Atlantiques). Ils étaient d'accord de m'héberger, en attendant qu'ils obtiennent leurs mutations. Maman a décidé de m'accompagner. Ce fut mon tour, le vendredi 8 Juin à 4 h00 du matin, un copain du quartier Guy, mon père, Maman et moi, partions sous une pluie torrentielle ( et même que des petits têtards s'écrasaient sur le par-brise) en direction de l'aéroport de Maison-Blanche? Il y avait des barrages un peu partout? et le couvre-feu. Guy connaissait du monde pour nous faire passer, puis les aux revoirs et là direction les files d'attente commencèrent. Maman voulait prendre un avion pour Toulouse, au plus près de Pau. Mais la journée passa, tous les vols étaient pleins? Nous allions passer la nuit dans l'aéroport. Le soir, Guy a réussi à se faufiler et nous rejoindre dans le hall, il nous a apporté quelques sandwichs, de l'eau fraîche et des fruits. Nous guettions nos deux valises, de peur de perdre nos quelques affaires. Quelle affreuse nuit, il faisait chaud, les gens pleuraient , les enfants criaient, il y avait très peu d'hommes, le mot d'ordre était donné que les hommes ne devaient pas quitter le territoire. Le lendemain matin, Samedi 9 Juin, veille de Pentecôte, reprise des attentes aux guichets. Mais vers 11h00, Maman apprend qu'il n'y aura des avions qu' en direction de Marseille. Après renseignements et réflexions, Maman décida qu'une fois arrivée à Marseille et en gare, nous irions sur Pau. C'était l'heure du regroupement, nous nous installions dans cet avion (1er vol de notre vie), c'était une caravelle. Avec Maman, nous nous sommes retrouvés sur l'arrière, à la hauteur des réacteurs. J'avais tout de même une place au hublot. Tout à coup nous avons senti l'avion reculer, puis se diriger vers une piste? le coeur tapait fort dans ma poitrine, je serai très fort la main de Maman. Les moteurs ont vrombis et nous voilà s'élevant de notre Terre, Adieu ma Terre chérie?. cette Terre où j'ai vu le Jour. Pour la dernière fois mes yeux embués de larmes regardaient tristement cette Terre tant aimée qui se dérobait au-dessous, cette côte à l'est d'Alger si reconnaissable même vue du ciel, puis cette mer d'un bleu inoubliable, et tout à coup l'avion vira au-dessus du Cap , oui Cap Djinet, lieu de mes vacances, que de souvenirs?, la petite chapelle, l'étendue de pinède, et plus rien la mer , que la mer?. Quitter pour toujours ce coin adoré, chargé de très beaux souvenirs? Adieu mon Pays, je ne te reverrai plus, déchirée, mes larmes coulaient, et coulent encore pour toi, mais elles couleront jusqu'à mon dernier soupir, je t'ai aimée toi « MON ALGERIE », mais je t 'aimerai toujours?? Vol très pénible de souffrances et qu'allions nous découvrir après ! A peine 2 heures et nous voilà sur une terre inconnue : terre française à Marseille, du moins à Marignane (environ 30 kms du centre ville). Après avoir débarqué, les jambes un peu tremblantes, récupération des bagages, et nous avons pris un bus pour nous rendre au point de regroupement des rapatriés dans la gare St-Charles à Marseille. Il y avait des gens bénévoles qui nous accueillaient et nous guidaient. Tout était semblable et comparable à notre pays, mais nous n'avions pas le coeur à faire les touristes, car la tête n'y était pas ! Puis nous arrivions à la gare, il fallait récupérer nos valises?. Mais lorsque que tous les voyageurs ont récupéré leur biens, nous n'avions pas les deux nôtres, le chauffeur nous fit attendre car un deuxième car arrivait aussi, peut-être qu'elles auraient été mises par erreur dans cet autre car? mais une fois tout le monde parti, rien encore, pas nos deux valises? Nous étions effondrées, c'était catastrophique, nous n'avions plus rien, surtout pour moi?. Le chauffeur de notre car nous proposa de revenir avec lui à l'aéroport, peut-être que les valises avaient été oubliées là-bas. Nous voilà reparties avec lui, après s?êtes renseignées que le train pour Pau ne partait que très tard de nuit. Il était charmant ce Monsieur, il nous faisait le guide et nous racontait un peu sa vie. Nous arrivions à l'aérogare et juste à côté d'un grand pilier, sur le trottoir, nos deux valises orphelines, étaient restées là. Je ne vous dis pas les larmes de joie, après tant de frayeur ! Le chauffeur a repris des voyageurs, et re-départ pour la gare ; nous l'avions remercié pour sa gentillesse et sa compréhension. Dans la gare, il y avait des panneaux indicateurs fléchés pour se diriger dans un hall d'accueil pour rapatriés. Mais à la suite d'un tel choc, toutes les deux, nous nous sommes assises sur un parapet dans la gare, et nous étions épuisées de tout. A l'instant même quelqu'un glissa à Maman, dans sa main, un billet ?? Maman éclata en sanglot, car nous ne faisions pas l'aumône, mais nous devions ressembler à rien, car depuis 2 jours nous n'avions plus de vie?. Là je décidais Maman, d'aller au point de regroupement. Très bon accueil, des gens supers gentils, nous avons eu à boire, à manger et nous avons été installées sur des chaises longues. Une personne s'est chargée de prendre nos places pour le train en direction de Pau. Le départ était pour 22 ou 23 h, je ne me souviens plus bien. Moi, je me suis endormie, et Maman m'a réveillée que quelques minutes avant le départ. Dans le train, nous étions assises, l'une en face de l'autre côté fenêtre. Je me souviens qu'en passant vers les Etangs de Berre, c'était tout éclairé, et il y avait des fumées qui s?échappaient des grandes cheminées. Puis en gare de Narbonne, au sol, c'était écris en feuillage (du buis) , nous avons du rester au moins une demi-heure, puis après c'est à Toulouse, un arrêt de plus d'une heure? et enfin arrivée vers les 10h00 à Pau , c'était le Dimanche de Pentecôte.. il faisait chaud, et les amis de Maman nous attendaient très heureux de nous accueillir. L'après-midi, ils nous ont conduit à Lourdes, je me suis sentis bien, en voyant tous ces malades, si malheureux et handicapés? Moi j'étais bien maintenant?? malgré ma douleur mentale !
Gisèle Blondel ep.Langlois




Mon.histoire
j'ai quitté l'algérie et plus particulierement ORAN le 24 février 1962 ,j'avais 13 ans et 3 mois j'étais de choupot et je passait mon temps hors de l'école au patronage DON BOSCO à Eckmul je frequentait la chorale " les ménestrels" du Pére PAIREL, les enfants de choeurs du Père HECTOR.le 26 02 62 je suis arrivé à PARIS où j'ai passé 1 an et demi pour aller ensuite en MEUSE près de BAR LE DUC. J'ai passé 37 ans en LORRAINE et maintenant je suis à NARBONNE et cela depuis 1998.
HERNANDEZ




Mon.histoire
mon histoire est toute simple j'ai embarquer le 2 mai 1962 j' avais 17 ans je revois encore Alger s'eloigner de plus en plus pour disparaitre a jamais j'etais avec ma soeur enceinte nous avions seuleument 1 valise chacun qui nous ont servait de siege car nous etions sur un bateau de marchandise nos parents etaient rester la bas ainsi que le mari de ma soeur pour esayer d'emmener un peut plus d' affaires 24 hrs d'un voyage d'une tritesse infini eprouvant arrive a marseille comme tant d'autres des tas de gens ne sachant ou aller la tritesse etait bien plus dure c'est la que j'ai compris que tout etait fini que 17 ans de ma vie ne seraient que des souvenirs 1 mois plus tard mes parents nous ont rejoint ainsi que mon beau frere entre temps ma soeur et moi avions rejoint Figeac une autre galere ensuite tous ensemble nous somme parti pour St Etienne mon pere etant fonctionnaire a etait pris il n avait pas le choix enfin tout doucement la vie a continuer pour moi le travaille l'armèe le mariage les enfatns les petits enfants .....tu vois tout ça etait au fond de ma memoire et n'etait pas sortie grace a toi beaucoup de chose sont remonter ........merci
AUGE PIERRE YVES




Mon.histoire
Comment vous dire? je suis partie le 20 juin 1962 avec un bébé de 8 mois dans les bras et une petite fille qui n'avait pas 4 ans à mes basques. Seule (mon mari travaillant sur une base ne pouvant partir avec moi). Je suis arrivée en France que je ne connaissais que très peu. 4 colonies EGA en haute Savoie. Je me suis retrouvé à Cavaillon,inconnue, dans un hôtel que la nièce de la femme de ménage du patron de mon mari m'avait retenue. Réception : 20 heures, une matronne qui me dit "si vous ne leur aviez pas donné des coups de pieds dans le c.. vous ne seriez pas là. J'avais 25 ans, deux enfants, peu d'argent. Mon bébé tétait (heureusement) mais la petite et moi nous sommes couchées sans même avoir reçu un verre d'eau. Nous avons pleuré toute la nuit. Le lendemain je demande si on pouvait avoir des petits déjeuners. Ah non il n'en est pas question. Le midi je trouve un petit restaurant d'ouvriers, à côté de l'hôtel, et tous les midis la petite et moi y mangeons. Mon fils ne s'est nourri que de mon lait. La "tenancière" m'a dit que je ne devais pas rester dans la chambre la journée et bien sûr deux jours après j'apprenais que c'était un hôtel de passes. Quelle horreur. Le soir je poussais une petite table contre la porte, et la journée je trainais dans la rue, mon gros "pépère" dans les bras, assise sur un banc sur le trottoir de la rue principale. Je me souviens qu'un Monsieur possèdant un cheval m'a apporter une couverture "de cheval" et mon fils était assis dessus sur le trottoir et moi je pleurais. Mon mari a pu rentrer 8 mois après et nous avons vécu tant bien de mal. Au moment où on aurait été plus heureux, après plus de 10 ans de maladie, il nous a quittés. Il ne faut pas toujours ressasser, mais des fois on y pense. Amitiés à tous ceux qui comme moi on souffert.
Esteve




Mon.histoire
Jusqu'à mon âge de 18 ans j'ai vaicu à Maison-Carée bien qu'être née à Bône et y avoir habiter jusqu'à l'âge de 3 ans. Quitter l'algérie a été pour moi un déchirement bien que je suivais l'homme de ma vie un militaire normand qui faisait son service et dont je suis tombée follement amoureuse. Il partageait tout à fait nos idées et voulait rester en algérie. Comme nous n'avions plus d'espoir d'y demeurer je l'ai suivi. J'ai du donc abandonner ma famille (ma mère surtout) mes amis, mes attaches. Dur de se faire en métroploe dans une région totalement différente de la nôtre... Mal vue, traitée de colonialiste, il fallait que je sois très amoureuse et défendue par mon mari (heureusement)pour tenir le coup.J'ai du me restreindre à cette nouvelle vie mais je crois que si je n'avais pas été enceinte peu de temps après mon mariage. Je serais repartie... Maintenant je suis veuve depuis huit ans je passe ma retraite dans le sud de la france près de marseille et lorsque je vois ces beaux bâteaux partir au loin,je ne puis m'empêcher d'être nostalgique. Je vous laisse mon e-mail, si quelqu'un veut m'écrire je lui répondrais volontiers
gisou13015@wanadoo.fr




Mon.histoire
Le 7 Juin 1962 - Adieu Alger, j'ai presque 16 ans, et je pleure comme tous les autres bannis. La cale comme cabine de croisière, ma lourde valise comme oreiller, ma peine et ma solitude comme compagnes. - Le 8 juin 1962 Arrivée à MARSEILLE. je devais me rendre au quartier des Olives, pour être hébergé par des cousins très éloignés. C'était une famille de fonctionnaires mutés en Métropole depuis quelques années. Ne sachant pas où se trouvait ce quartier, ni la manière de m'y rendre, j'ai demandé ce renseignement à un employé de la société transatlantique qui conversé avec un gendarme. Cet aimable factionnaire m'a de son bras désigné la mer et m'a dit : " Tout droit Petit ! " . Ce qui les a bien fait rire. - Voila la première " olive " reçue par un Français moyen, hélas elle sera suivie de beaucoup d'autres.
Frégate9A




Mon.histoire
Ma mère faisait partie de ces Pieds noirs qui, un mois avant l'indépendance de l'Algérie, disaient : "ça va s'arranger!" Le 4 juillet 1962, mon père nous a accompagnés, ma mère et mes deux frères à l'aéroport d'Alger pour quitter à tout jamais cette terre où nous étions nés tous les quatre... oui, mon père est né près de Grenoble, a fait son service militaire en Algérie et est tombé amoureux de l'Algérie et de ma mère, née à Blida de parents Corses venus s'installer en Algérie... Nous avons quitté Alger sous un soleil de plomb et comme c'était l'arrivée de Ben Khéda (héros du FLN), il a fallu baisser la tête et ne pas répondre aux insultes et agressions contre le bus qui nous emmenait à Maison Blanche... Nous sommes enfin arrivés à l'aéroport et on nous a entassés dans un Bréguet deux ponts car la caravelle qui devaitr nous transporter avait été réquisitionnée pour Ben Khéda... Après avoir dit au revoir, qui ressemblait à un adieu, à notre père, nous avons quitté Alger que je n'ai jamais revue... En arrivant à Marignane, aéroport de Marseille, nous avons été parqués dans des salles d'attente pendant des heures et là aussi il a fallu serrer les poings car, aussi bien les arabes de Marseille que les "Patos" nous insultaient et nous disaient de repartir là-bas... Moi, j'aurais bien aimé y retourner car à 15 ans et demi, je ne comprenais pas ce qui nous arrivait... Nous avons séjourné pendant trois mois à Sanary sur mer dans un petit meublé que nous n'avions pas les moyens de payer... Et, un beau matin, en descendant la ruelle où nous habitions, on a vu notre Dauphine Renault arriver en face de nous! Mon père était au volant!... C'était pour moi le plus beau jour de ma vie!.. Papa était de retour, près de nous...! Il était resté en Algérie car il était fonctionnaire à la Grande Poste d'Alger et il attendait sa mutation... En fait de mutation il a quitté son poste car le FLN était passé chez nous, dans notre HLM rue Clément Ader à Alger (Champ de Manoeuvre) pour lui donner 8 jours pour quitter les lieu sinon il risquait... "la cave"... Alors il a récupéré un cadre en bois de 10m3 et a entassé tout ce qu'il a pu... Il a pris le bateau et nous a rejoint après avoir demandé à son ministère de tutelle une mutation en France... On lui a répondu que son poste ètait en Algérie et qu'il devait le rejoindre sous peine de sanctions... Après avoir répondu qu'il avait trois enfant et une femme il a obtenu, trois mois plus tard un poste à CAEN, dans le Calvados, où nous avons fait connaissance avec des températures qui faisaient geler les bords de la Manche! Voilà comment nous avons quitté ce pays qui me manque encore aujourd'hui en dédiant à tous mes compatruiotes les mots de la chanson de Michel Berger..; "je veux chanter pour ceux, qui sont loin de chez eux, et qui ont dans leur coeur, quelque chose qui fait mal, qui fait mal, qui fait mal...."
BORDET Guy




Mon.histoire
Le 11 juin 1965 à 15h l'avion vira au dessus de ma ville,pour la dernière fois mes yeux embués de larmes regardaient tristement cette terre ces djebels où j'avais vu le jour,j'aurais voulu mourir plutôt que ça...quitter pour toujours ce coin du sud chargé d'histoire,laisser là ma petite soeur,ma grand mère si douce.... Plus tard,après l'escale à Oran,je tournais la tête une dernière fois pour voir les côtes de mon pays disparaitre peu à peu,c'était fini,adieu mon pays,adieu mes dunes,adieu mes djebels,adieu ma terre,ma terre chérie,tu es restée dans mon coeur,les larmes coulent encore pour toi,elles couleront jusqu'à ma mort,je t'ai aimée,je t'aime encore....
FENNEC99.




Mon.histoire
17 06 62 départ d'Alger,j'avais 18 ans sur le kairouan.J'ai voulu d'un seul regard englober cette beauté mon Alger.Le bateau peu à peu s'est éloigné ,plus petit Alger devenait, quand je n'ai plus vu sa beauté.J'ai dit en pleurant ADIEU ALGER .
Isabelle BERTIN épouse SINTES DE BAB-EL-OUED




Mon.histoire
des parfums,des maisons,une ville,puis un continent qui s'estompe,qui se liquéfie,juste ce petit point au loin dans l'horizon,autour de moi des yeux emplis de larmes.Je n'ai pas compris de suite.Mais peux t'on comprendre à cinq ans?les années ne m'ont pas aidé à mieux comprendre,je sais d'ou je viens,j'ai découvert et mon coeur se charge souvent de me rappeler ou sont mes racines.Je sais en mon for interieur que jamais il n'y aura de billet retour.Au fond peu importe j'ai gardé l'essentiel,la fierté d'appartenir à une communauté de gens formidables,à des personnages haut en couleur,qui m'ont insufflé le culte de la famille,l'honneur et la loyauté.Malgrés la nostalgie que'il en coute à forcer nos souvenirs,nous devons à jamais etre fier de ce que nous sommes.PIED NOIR

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Mon.histoire
Après toutes ces années les derniers jours bien enfouis dans ma mémoire ont du mal à émerger.J'ai du consulter les journaux d'époque sur un autre site pour etre sûre des dates. Je suis de BEO et nous venions de vivre une semaine d'un terrible blocus.Le 29 mars celui ci était levé.Le temps de sortir dans le quartier mesurer l'étendue des dégâts et ma mère a fait la valise.Le vendredi 30 mars,mon beau-frère relâche tout juste d'un contrôle d'identité qu'avaient subi tous les hommes du quartier,nous a emmenées à Maison Blanche,ma mère ,ma tante et moi.Nous y avons pris l'avion pour Marseille(où nous avions de la famille ,contrairement à beaucoup d'autres) après un ultime contrôle des gardes mobiles. Nous laissions derrière nous mon père,ma soeur ,son mari et leurs 3 enfants ,toute notre famille et notre vie. Arrivée le vendredi 30 ,j'étais à l'école le lundi 2 avril dans une autre ville,un autre milieu un autre monde... C'était terrible:je pleurais pendant la classe et tous les yeux étaient braqués sur moi. Notre famille française,je dirais:embarrassée.....pas hostile mais indifférente et embarrassée...par ces gens venus d'ailleurs qui n'avaient plus rien et dont on ne savait pas quoi faire... Les autres viendront après dans des conditions bien pires ,je le sais.J'avais 15 ans. J'y suis retournée pour la 1e fois l'année dernière après beaucoup d'hésitation et d'angoisse.Ce voyage m'a apporté un peu de sérénité mais la blessure restera à jamais ouverte...
Marie




Mon histoire
Pour ma part, je suis parti d'Alger avec mon frère de 13 ans, (j'en avais presque 16) Nous avons pris le bateau, le"Ville d'Alger", début juin 1962, avec un sac chacun, sans aucun souvenirs en laissant nos parents et notre soeur sur le quai. Nous avons atterri dans une colonie de vacances dans les Pyrenées avant de rejoindre les notres deux mois après en Normandie!!! où je réside toujours. J'ai quand-mème programmé un voyage à Alger l'année prochaine. Bon vent à votre site.
Jean de Bab el Oued




Mon.histoire
je suis née à Sidi-Bel-Abbès en 1951. J'ai quitté l'Algérie en juillet 62 pour me rendre dans une colonie de vacances près de Lyon. C'était la 1ère fois que je quittais mes parents et que j'allais en France. Je suis partie en car jusqu'à Oran où j'ai pris un bateau le El Djezair. J'ai un souvenir terrible de ce départ. Dans le car tous les enfants pleuraient et les monos chantaient "ce n'est qu'un au-revoir", sur le port d'Oran c'était la folie des familles entière en larmes montaient dans le bateau et à notre arrivée à Marseille nous avons essuyé quelques réflexions désagréables de badauds. Dans notre immense innocence d'enfants nous pensions que nous allions retourner chez nous après un mois de colonie de vacances. Très vite nous avons compris... Mes parents sont rentrés en Août 62. Je les ai retrouvés en Bretagne où je vis toujours. j'ai le mal de mon pays . J'aimerais y retourner mais je n'ose pas.
Marité.




Mon.histoire
je suis partie d'algérie le 28juin 1962 à bord d'un moutonnier, nous étions dans les cales, la mer etait agitée, l'odeur un peu forte. Iln'y avait plus de places dans les gros navires.Le voyage a duré 48 heures. une image restera à jamais dans ma mémoire, quand le bateau a laché ses amarres et que nous avons quitté philippeville,c'est comme une blessure ... Arrivés en france, nous avons pris le train à destination du tarn ou je vis maintenant. cependant, je vais vous raconter une petite anecdote, lors de mon voyage de noce en corse, j'ai retrouvé le cargo qui se nomme l'Atlas.J'ai pu ainsi montrer à mon mari ce fameux "paquebot"... j'ai quitté ma maison, j'ai quitté mes amis, je revois encore le bateau qui s'éloignait du quai. comme chantait enrico macias.




Mon.histoire
Moi Je suis né à bône en1949 ,en 62 j'avais 13 ans ,mes parents préssentant la fin , m'ont envoyés en France , et en juillet sont venus me rejoindre , ,.j'ai dis maman on rentre à bône , et elle m'a dis les yeux plein de larmes , non on reste en France , ,.encore aujourd'hui j'ai mal de cette cassure que je n'ai pas vu venir , rester en France , dans un pays qui nous a trahis avec des francais qui ne nous aiment pas et qui 44 ans plus tard ne nous aiment toujours pas , , avec au coeur la trahison de la grande zorra ,, je vis depuis 30 ans au canada , mais comme macias le dit .je n'ai rien oublié ,surtout pas bône , le soleil ,la plage st-cloud et les senteurs du petit matin , la fougasse que l'on mangeait au bord de l'eau , sidi jemil ou avec mon père on allait ;a la chasse , au sanglier ., je n'ai pas oublié les pluies de septembre , sur mon imper en caoutchouc , .je n'ai pas oublié le cour bertagna . ou on mangeait des créponets , je n'ai rien oublié , j'ai au coeur une blessure qui je sais ne se refermera jamais, mais cette blessure , c'est ma fiertée , fier d'être un pied-noir , fier de mes origines , , je pense à tous les morts de ma famille , dans quel état tu dois être mon beau cimetière , je gage que tu ne dois plus donner envie de mourir à personne , , jamais je ne pardonnerais aux francais leur lacheté et leur trahison , aujourd'hui je me régale à les voir en payer leprix ,et ce n'est que le début , mon algérie tu as été un paradis sur terre , et un paradis ,ou même pauvre , on était riche , .à toi ma belle ville de bône que certains appelle annaba , ,mais annaba je ne connais pas , pour moi tu es et resteras BÔNE avec tes ba ba ba ba et tes zeck zeck zeck , tes zotche ou farte , et ce beau langage de pataouette , .on nous a prit notre pays , mais on ne pourra jamais nous l'enlever de notre coeur , toi mon algérie je t'aime et je t'aimerais jusqu'à et au-delà de ma mort , en mon coeur et en ma mémoire , restent les quais qui s'éloignent . les terres qi rapetissent , .,la mer infinie et le cauchemar d'un pays qui s'appelle France baignant dans la honte et le déshonneur , . a vous tous mes compatriotes , que je ne connaitrais jamais , ,ne laissez jamais s'effacer de votre mémoire l'algérie car alors ils auront vraiment gagnés , vive bône vive l'algérie mon pays , notre pays .
RODRIGUEZ Gerard




Mon.histoire
je suis parti d'alger le 19 Juin 1962 a 16 H sur le bateau Cdt QUERE, avec mes parents mon frere et ma soeur nous sommes arrivés au large de Marseille nous n'avons pas pu rentrer dans le port il y avait la gréve des dockers .lorsque que nous avons pu accoster il y avait un cordon de CRS quand ils ont vu le monde qu'il y avait sur ce bateau ils sont remontés dans leur bus et sont partis nous avons pu alors débarqués, nous nous sommes rendus a la gare St Charles ou la aussi il y avait une greve il y avait sur les quai des gens assis aussi loing que l'on pouvait voir des compatriotes qui attendaient un éventuel train. Aprés avoir passés plusieurs heures assis sur nos valises nous avons eu un train pour Toulous une heure aprés notre départ de Marseille le train c'est arréter en pleine nature, il faisait trés chaud, tous les passagers sont descendus nous nous sommes assis dans l'herbe nous avons du repartir 4 ou 5 heures plus tard. Arrivés a Toulouse nous avons pris un train pour Nantes ou nous sommes arrivés le lendemain nous avons eu la chance d'etre attendu par la soeur de mon pére et sa famille qui habités Nantes;Nous avons eu beaucoup de chance par rapport a beaucoup de nos compatriotes qui eux n'étaient attendu par personne.Aprés un séjour à Nantes nous avons regagnés Dinan dans les Cotes d'Armor ou mon pére qui avait une carriére de 23 ans dans les Tirailleurs il termina sa carriére militaire au bout de 25 ans . pour nous les enfants nous avons commencés notre vie en France. Voila mon histoire de notre départ de notre pays natal;
Jean Pierre LOLLIVIER.




Mon.histoire
Je suis né à Alger en janvier 50. J'ai vécu dans la caserne de pompiers de la case bah. Puis au lotissement du "Panorama" au dessu d'Hussein Dey. Nous sommes partis de la villa avec l'ambulance des sapeurs pompiers qui avait été mitaillée par l'armée. Je me souveins d'une foule compacte et triste. C'était en juin 1962. Mon père a du rester sur place. J'avais tellement peur pendant ces évènements que, lorsque nous sommes partis, pour moi c'était une véritable délivrance. J'allais pouvoir dormir seul. Nous avons survécu misérablement dans une vieille maison à Vitrolles. Nous étions 3 familles réunies dans ces 3 pièces exigues. Je revois cependant la rive de la ville balanche s'éloigner, les larmes de mes proches. Je n'avais pas le sentiment de quitter cette terre à jamais. Je suis retourné sur les traces de mon enfance en 1981. Impressions, sentiments étranges. Mais j'ai réussi à effacer un étrange sentiment d'angoisse. Salut à toutes et à tous.




Mon.histoire
Notre exode s'est déroulé dans le désordre le plus total et la pire désorganisation inhumaine qu'un cerveau malade, sénile et pourri d'orgueil ( comme celui de la grande zohra) puisse concevoir. Les parkings d'aéroport, les quais de gare, les aires d'embarquement, étaient pleines à ras bords de malheureux en détresse, livrés à eux-mêmes, affamés, désespérés et dans l'ignorance de l'endroit où ils allaient atterrir ou débarquer. Les familles furent dispersées aux quatre vents.
Certains de leur membres se retrouvèrent à Alicante (Espagne) Port- Vendres ou Marseille où à leur arrivée dans cette dernière cité, en guise de bienvenue, étaient écrits sur les murs du quai, les mots « les Pieds- Noirs à la mer » avec l'accord complice et tacite de Gaston Deferre, le Maire de la ville.
Ces jours précédant le 5 Juillet 1962, ceux qui eurent la chance de pouvoir échapper au carnage, depuis le pont des bateaux, rivés au bastingage et entourés de compagnons d'infortune en larmes et silencieux,ont dit adieu à leur pays, leurs racines, leur terre natale.
C'était la fin du chapitre essentiel de la vie d'êtres humains arrachés brutalement à leur à leur environnement, à leurs souvenirs, à leurs défunts, à leur famille et à leurs amis, avec pour tout espoir : apprentissage accéléré d'une épreuve inhumaine : survivre en exil forcé.
Notre existence ressemble depuis à celle d'arbustes faisant partie d'une grande pépinière déracinée et transplantée dans un autre environnement où malgré leur courage, leur volonté et leur abnégation, certains n'ont pu survivre et ont disparu, trop vieux pour reprendre racine et d'autres plus jeunes et plus robustes ont fait souche dans une terre inconnue et souvent hostile. Ils se sont adaptés au climat et ont poussé malgré les éléments ligués contre eux. Ils produisent à leur tour d'autres ramifications qui prendront le relais.
EXTRAIT DE MON LIVRE EN COURS " Les Racines du Soleil"
Piednoirement votre


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