
SOUVENIRS D’ALGERIE
J’aime me souvenir de mon Algérie heureuse
Sous son ciel d’un bleu royal. Elle était radieuse.
L’ensemble de ses dômes blancs formait une coupole de plâtre.
La ville d’Alger était une métropole d’albâtre
Bâtie sur un ensemble de gradins étagés.
Au bas de la ville, la darse du port d’Alger,
Véritable miroir constellé de petites voiles blanches,
Le tout appelé justement « Alger-La-Blanche ».
A l’Ouest, à quelques minutes de trajet, c’est FORT- DE –L’EAU
Chère à mon cœur. J’y allais jusqu’à midi à la pêche
Avant de prendre mon service à la station radio.
Pour capter les télégrammes, il fallait qu’on se dépêche !
A l’Est, à peine placée la Place du Gouvernement,
C’était un défilé de belles plages de sable fin cernant
Une mer d’huile :
BAB EL OUED, ST - EUGENE, POINTE -PESCADE jusqu’à GUYOTVILLE.
Enfin, les hauteurs de la ville avaient un nom bien mérité :
ELBIAR, BOUZAREAH, BIRMANDREIS et qui ne peuvent s’oublier.
J’aimais écouter le bruit des eaux
Quand j’allais camper aux DEUX BASSINS.
La première source rencontrée, à la porte du JARDIN D’ESSAI
Coulait assez gros comme le bras hiver comme été.
Plus haut, l’eau coulait à flot, tous azimuts,
Chacune dans son bassin puis elle retournait à Dieu.
Ces sources baignaient la plaine algéroise
Imbibée comme une éponge. La terre était propice à la culture.
C’est la plaine de MITIDJA, fertile sine die.
Hélas, tant d’années ont passé et je n’y suis plus retourné !
Le navire qui m’emporta ce jour-là jamais ne reviendra.
Gilbert MORALLI (24 Decembre 1992)
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