
A LA CAMPAGNE, UNE JOURNEE BIEN REMPLIE
Ce vendredi vingt-deux octobre fut bien rempli :
Deux heures de visite le matin,
Deux heures de visite l’après-midi.
Entre elles, un couple d’heure pour un vrai festin.
Départ de mon domicile, dès potron-minet
Sous une légère pluie grisâtre et perçante.
Les essuie-glaces du car jouaient une musique sinistre grinçante.
Puis, près de nous, nous apercevons les grosses bâtisses du centre.
Nous arrivâmes au château à l’heure du café-crème et des croissants.
Aussitôt, le groupe se mit en route précédé d’un guide.
Au pas de charge, il fallait suivre notre général
Qui nous fit visiter les écuries et le domaine banal,
Traverser des jardins occupés par des caravanes.
Enfin le circuit se termine par les équipages
Qui se pavanaient dans la cour en tenue d’apparat.
Le repas fut copieusement ou plutôt très largement arrosé
Cela se passait à la cantine du centre de tri de l’Est.
Nous fûmes reçus par le Chef de Bureau,
En costume léger, cravate et chapeau havane. Qu’il était beau !
Hélas ! le service à table fut écourté d’autorité,
Les salles d’exposition devant de bonne heure fermer.
La visite terminée en temps et en heure,
Nous reprîmes une route peu encombrée
Et fûmes chez nous à la nuit tombante.
Gilbert MORALLI (22 OCTOBRE 1992)
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