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SOLEIL AU CANTAL


Dix heures du matin, c’est-à-dire huit au soleil,
Phoebus darde ses rayons de feu qui percent le ciel.
Une chape de plomb s’abat sur le site : le Plomb du Cantal
Ce n’est pas pour rien qu’on le surnomme « écran total » !

Et cela ne fait que commencer : voilà midi !
Les rayons du soleil du matin ont pris de la puissance
Ce sont de vraies mèches issues d’une cheminée immense
Qui nous lèche de la tête aux pieds ! quel ennui !

On n’a pas intérêt à garder une position statique
Car l’effet calorique dégagé à l’heure est fantastique ;
On se cuirait à vif et mis pour ébullition
Dans quelque marmite de cannibale servant à rôtir !

Dix-huit heures : la chaleur a baissé mais est encore dense!
On n’aura pas stationné six heures, quelle outrecuidance !
Tout ce grave danger pour brunir vite
Heureusement les anciens savent s’en garder mais pas le néophyte !

Vingt heures, la chaleur est enfin tombée !
Elle est encore lourde ; pas un souffle de vent
Ne vient troubler la garde de Sigisbée.
Seules les feuilles des arbres par instant se soulèvent .

Sur le tard, une légère brise se met à souffler
C’est pour nous rafraîchir que cela commence à siffler ;
Mais savez-vous que les nuits sont intenses et froides dans le Cantal ?
Après un tel bain de chaleur, gare au refroidissement fatal.

Il n’est pas bon de finir à l’hôpital !



Gilbert MORALLI
(28 AOUT 1991)







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