Ni européens, ni africains : sortir entre des cultures

Il y a des normes culturelles quand on sort avec un partenaire pour la première fois. Qui fait le premier pas? Comment faire la conversation? A quelle vitesse est “trop vite”? 

Tout devient plus complexe pour celles donc le heritage culturel n’est pas clair et net. On parle avec quelques pieds-noirs, immigrés, et leurs enfants pour découvrir les défis de sortir entre des cultures

1 C’est difficile de trouver un terrain d’entente

“Quand je sors avec une femme née en France,” dit Jamaal A., qui vient d’Algérie, “nos différences culturelles souvent la font fuir.”

La politique, l’économie, la religion : quand quelqu’un et son partenaire ne sont pas d’accord, les relations deviennent plus difficile.

“Je suis sortie une fois avec un mec qui m’a dit que tous les immigrés soient des criminels sales,” dit Charlotte S. 

Elle a déménagé de Tunis à Nice quand elle avait quatre ans. 

“J’ai une peau pâle et le français est ma langue natale, alors j’imagine qu’il n’était pas au courant que je suis immigrée, aussi bien que mon père et mes frères.”

2 “Rencontrer les parents” c’est compliqué

“Mes parents veulent que j’épouse une femme nord-africaine et musulmane,” dit Jamaal. “Je ne veux pas me limite aux femmes d’une religion ou d’une origine, mais c’est vrai que je pense de mes parents quand je rencontre une nouvelle femme.”

“Mon père n’est pas très fort en français,” ajoute Charlotte. “Alors je dois traduire si un petit ami veut parler avec mon père.”

3  Quelquefois des sites de rencontre le font plus facile…

“J’adore des sites de rencontre,” dit Jamaal. “On peut toujours trouver ce qu’on cherche en ligne, soit une rencontre sans lendemain sur un site comme PlanCulFacile.com, soit une relation sérieuse sur une appli comme Tinder.”

En ligne, c’est plus facile de cacher qu’on parle avec un accent, ou d’apprendre à connaître quelqu’un avant de parler de son origine.

4 …mais quelquefois pas

“Aux EU, on voit ‘no fats, no femmes, no Asians’ (pas de gros, pas d’homme féminin, pas d’Asiatique) sur des sites de rencontres,” dit Jacques B., Français de première génération. “En France, c’est ‘pas de noir’ ou ‘pas d’Arabe.’”

C’est vrai que des gens avec une “préférence” pour ou contre des gens à cause de leur origine sont partout en ligne.

Il y a aussi des gens qui ont un fétiche pour certain groupes.

“La première fois que j’ai reçu des messages racistes sur un site de rencontre,” raconte Charlotte, “le mec à commencé la conversation en disant ‘Je rêve de baiser une minette musulmane.’”

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Pourquoi je déteste Albert Camus

Pendant je travaillais sur mon thèse de premier cycle sur la littérature algérienne, j’ai appris à détester Albert Camus seulement parce que tout le monde veut en parle.

Facilement l’auteur pied-noir le plus célèbre, des oeuvres de Camus sont partout. Et il y a des raisons : ses pensées philosophes sont complexes et ils méritent une étude attentive.

Mais je déteste encore Camus.

Une note : je ne fais aucune remarque sur ses philosophies. Je suis sûr que je ne connais pas assez bien l’existentialisme ni l’absurdisme.

Non, le problème n’est pas Camus le philosophe.

C’est Camus l’homme.

Surfait

Je ne nie pas que Camus est bon auteur. Ses oeuvres ont des groupes de mots qu’on ne peut pas oublier même des années plus tard.

Ce que j’affirme est qu’il y a des meilleures auteurs algériens.

Puis, il y a des meilleurs auteurs qui sont en fait algériens.

Camus était pied-noir. Il est né en Algérie à l’époque du colonialisme français. Contrairement à ses voisins d’ascendance algérienne pourtant, il avait droit de citoyenneté, droit de vote, et la liberté de religion. 

Il avait accès de l’éducation dans sa langue maternelle, sans des pouvoirs institutionnalisés qui avait rendu ses parents fonctionnellement illettrés à la lange parlée à la maison.

Après la guerre de l’independence algérienne, Camus s’est enfui en France, où il continuait ses études et ses écritures dans un pays qui n’était pas détruit par la guerre.

Pour ma part, je suis moins impressionné par ses réussites que par les siennes des auteurs qui n’avaient pas tous ces avantages.

Assia Djebar, Kateb Yacine, Frantz Fanon, Hélène Cixous—tous ces auteurs et philosophes ont vécu de l’oppression que Camus n’a jamais imaginé. Mais pas un de ces noms est si célèbre que Camus.

Encore une fois : je ne dis pas que Camus n’est pas auteur doué. Mais je suis en colère qu’on ignore tant d’auteurs algériens des oeuvres aussi (ou plus) importantes pour idolâtrer un homme français de naissance algérienne.

Xénophobe 

Maintenant je commence mes remarques sur le contenu de son écriture, et ce qui est réfléchi de son caractère dans ses oeuvres.

C’est vrai que plusieurs de ses nouvelles et romans ont lieu au Maghreb, avec des personnages arabes.

Mais ces personnages sont loin de bon représentation des arabes.

Il y a beaucoup de critiques qui observent que c’est rare pour des personnages arabes à être nommés.

Dans L’étranger, “l’Arabe” qui est tué par Meursault n’est jamais nommé, même que tous les personnages arabes.

La femme adultère, L’hôte, La plague…Camus a une longue tradition de nommer seulement ses personnages français.

En totalité, on a l’impression que Camus ne regarde pas les étrangers comme gens.

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Assia Djebar

L’article ci-dessus est un extrait de la thèse de premier cycle de R. R. Auer, “Nommant l’innommable : le langage et la marginalisation dans la littérature algérienne post-coloniale,” publié avec l’autorisation. Traduction par l’auteur lui-même. 

Assia Djebar (1936 – 2015) était la première nord-africaine élu à l’Académie Française. Elle a écrit des nouvelles et des romans entre les années 60s et la première décennie du nouveau millénaire, duquel le plus important est L’amour, la fantasia de 1985. 

Djebar écrit en français, lors même que sa langue maternelle est l’arabe. Pourquoi? Son éducation était française à cause du colonialisme français en Algérie, et elle pouvait lire et écrire seulement en français. Sa connaissance de l’arabe était en parlant, pas en écrivant. Mais à un niveau plus personnel pour Djebar, elle écrit en français parce que les histoires qu’elle raconte sont des histoires des femmes, qui ne sont pas privilégiées par la culture algérienne à l’époque. Elle parle d’une “arabe féminin; autant dire…un arabe souterrain” (Femmes d’Alger dans leur appartement), dans lequel des voix des femmes soient étouffées et entendues seulement à l’intérieur de la maison. En conséquence, elle trouve qu’il sera peu sincère aux femmes dont elle raconte des histoires de raconter ces histoires dans un langage qui ne veulent pas entendre leurs voix. Alors elle écrit en français, étant consciente pendant tout ce temps que le français, c’est la langue du colonisateur, et qu’il est une oppression inhérent à avoir besoin de raconter des histoires indigènes en la langue de l’oppresseur.

Djebar raconte les histoires des autre gens (pas seulement son autobiographie, bien que plusieurs de ses oeuvres ont des éléments autobiographique), donc elle raconte ses histoires personnelles de telle manière qu’ils incluent des histoires des autres (Weltman-Aron 10). Des pronoms à la première et à la troisième personne sont utilisés de façon interchangeable, donnant la lectrice tous les deux : une connaissance intime des souffrances des personnages, bien qu’une objectivité plus éloigné. L’utilisation des pronoms est peut-être une question de la culture aussi. Selon la tradition islamique, c’est impoli de parler ou écrire de soi. Donc “le je est compris comme pas toujours le je, ou c’est un je-nous, ou un je multiplié” (Djebar dans Weltman-Aron 21).

L’influence de la langue natale de Djebar se présente aussi dans son compromis à la décision d’écrire en Français plutôt qu’en Arabe : elle fusionne des mots arabe à son histoire francophone afin de “déstabliser la langue française” (Tlatli 304). Par example, dans L’amour, la fantasia, une voisine demande à la mère du personnage principal pourquoi sa fille ne porte pas encore le voile. La mère répond “Elle lit,” une expression compris en arabe comme “Elle étudie.” Pourtant le verbe “lire” a une autre association en arabe. Selon le Coran, l’ange Gabriel a commandé le prophète : ““Lis au nom du Dieu créateur / Il forma l’home en réunissant les sexes / Lis au nom du Dieu adorable / Il apprit à l’homme à se servir de la plume / Il mit dans son âme le rayon de la science” (96 : 1-5). Le personnage principal est donc libérée de l’obligation de porter le voile parce que “l’écriture à lire…est toujours source de révélation” (L’amour, la fantasia 207).

Cette allusion au texte sacré d’Islam souligne au lecteur français monolingue que cette littérature-ci n’est pas de la littérature française, mais de la littérature algérienne (un acte rebelle à l’époque où la terre algérienne appartenait légalement à France). De même, privilégier les histoires des femmes, par des femmes, souligne au lecteur masculin que cette n’est pas la littérature par défaut, cette est la littérature des femmes, qui est aussi un acte rebelle dans un monde patriarcal.

Références

Le Coran. Trad. par Claude-Étienne SAVARY.

TLATLI, Soraya. “L’Ambivalence linguistique dans la littérature maghrébine d’expression française.”  The French Review, vol. 72, no. 2, 1998, pp. 297-307.

WELTMAN-ARON, Brigitte.  Algerian Imprints: Ethical Space in the Work of Assia Djebar and Hélène Cixous.  Columbia University Press, 2015.

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